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Formation IA de 2 jours : que peut-on automatiser ?

Presque tout se joue avant le premier jour : le choix de la tâche qu'on apporte. Voici comment la choisir, et ce que chaque journée permet.

ILEV Campus · Ligne éditoriale
Publié le 10 min de lecture
En bref

Que peut-on automatiser en deux jours de formation IA ? Une tâche réelle, de bout en bout. Un ou deux assistants nourris de vos propres documents. Et de quoi monter les suivants seul. Pas une entreprise entière. C'est le cadre du Bootcamp IA d'ILEV Campus (mardi 24 et mercredi 25 novembre 2026, à Paris et à Marseille), et presque tout se joue avant le premier jour : le choix de la tâche qu'on apporte.

Deux jours (14 h) suffisent pour qu'une tâche tourne de bout en bout, pas pour que toute l'entreprise tourne.

« Automatiser » recouvre quatre niveaux : un prompt réutilisable, un assistant qui connaît vos documents, une automatisation, un agent. On commence par le plus simple qui règle le problème.

La bonne première tâche revient souvent, a des entrées claires, donne un résultat qu'on peut vérifier et pardonne une erreur.

Le mardi soir, vous écrivez une consigne qui tient d'une semaine sur l'autre. Le mercredi soir, votre première automatisation tourne et un agent traite une tâche de votre métier.

La fiche de la tâche, plus bas, se remplit en six lignes : c'est la meilleure préparation, avec ou sans formation.

Si vous avez « testé ChatGPT », vous êtes en bonne compagnie. Selon le 82e baromètre de Bpifrance Le Lab (13 janvier 2026, 4 722 réponses), 55 % des TPE-PME interrogées déclarent utiliser l'IA générative fin 2025, contre 15 % fin 2023. Mais 17 % seulement l'utilisent régulièrement.

Ce chiffre dit ce qu'on déclare, pas ce qui tourne. Il ne dit pas combien de ces entreprises ont une relance qui part toute seule le matin, ou un assistant qui connaît leur offre. Une perceuse dans le placard ne monte pas l'étagère : entre « j'ai testé » et « ça tourne chez moi », il reste un écart que ce baromètre ne mesure pas. C'est celui que deux jours de formation peuvent réduire, à condition de choisir ce qu'on y apporte.

Qu'appelle-t-on « automatiser » avec l'IA ?

Le mot couvre quatre niveaux, qui ne demandent pas le même effort. Viser le quatrième dès le départ, c'est prendre le risque de ne rien terminer.

NiveauCe que c'estExemple de tâcheCe qu'il faut pour y arriver
1. Un prompt réutilisableUne consigne écrite une fois, avec son contexte, que vous reprenez chaque semaineLe compte rendu de réunionSavoir dire qui vous êtes, à qui s'adresse le texte et ce que vous attendez
2. Un assistant qui connaît vos documentsUn assistant nourri de vos propres fichiers, qui répond avec euxUn assistant qui connaît votre offre par cœurDes documents à jour à lui confier
3. Une automatisationUne suite d'étapes qui s'enchaîne sans vous, avec un point de validationRelancer les devis, trier les e-mails entrantsPouvoir dessiner les étapes à l'avance
4. Un agentUn système où l'IA décide elle-même des étapes et des outils à utiliserPréparer un rendez-vous client : chercher, croiser, rédigerUne tâche qui ne se met pas en schéma, et un cadre de contrôle

Entre les niveaux 3 et 4, une question tranche : pouvez-vous dessiner les étapes à l'avance ? Oui, c'est une automatisation. Non, le chemin dépend de ce que l'IA trouve en route, c'est un agent. Anthropic fait la même distinction. Chez elle, les « workflows » suivent des chemins prédéfinis, et dans les « agents » le modèle dirige lui-même son processus. Elle recommande de chercher « la solution la plus simple possible » avant d'ajouter de la complexité, rappelle que ces systèmes échangent du délai et du coût contre de la performance, et que les workflows conviennent aux tâches bien définies (traduction ; Anthropic, décembre 2024). Si votre tâche tient sur un schéma, commencez par là.

Le programme du Bootcamp couvre ces quatre niveaux. Le mardi travaille le premier : choisir le bon outil, préparer son contexte, l'appliquer à vos tâches. Le mercredi commence par l'automatisation d'un process complet, passe par les assistants Claude, puis par la création d'un agent.

Comment choisir la tâche à apporter ?

Le Bootcamp vous demande d'arriver avec deux ou trois tâches que vous aimeriez confier à l'IA. Ce choix pèse plus lourd que celui du logiciel : c'est lui qui décide de ce que vous aurez en main le mercredi soir. Quatre tests suffisent pour le faire :

  • Elle revient. Une tâche hebdomadaire amortit l'effort de départ plus vite qu'une tâche annuelle.
  • Ses entrées sont claires. Un e-mail, un fichier, un tableau : on sait où elle commence.
  • Son résultat se vérifie. Vous reconnaissez un bon brouillon de relance en le lisant.
  • Une erreur se rattrape. Un brouillon relu avant l'envoi pardonne. Un envoi automatique à vos clients, non.

Parmi les questions qu'on traite en salle : « Mon reporting hebdo sans y passer le vendredi », « Trier mes e-mails entrants automatiquement ». Prenez le reporting : il revient chaque semaine, ses entrées sont les chiffres de la semaine, son résultat se relit avant l'envoi, et une erreur se corrige avant que quiconque l'ait lue. Il passe les quatre tests. À ne pas attaquer en premier : la tâche qui parle à vos clients sans relecture, celle qui brasse des données sensibles sans règle écrite, celle qui ne revient qu'une fois par an. Pour choisir entre plusieurs tâches, notre guide 12 automatisations IA pour entrepreneurs propose un diagnostic en cinq questions et une matrice sur 25 qui les départage.

Que sait-on faire à la fin du premier jour, puis du second ?

Voici ce que le programme annonce, jour par jour, avec la question à se poser et ce qu'on peut vérifier le soir.

1. Mardi soir : une consigne qui tient d'une semaine sur l'autre

Ce qu'on fait. De 9 h 30 à 17 h 30 : choisir le bon outil (ChatGPT, Claude, Gemini, Mistral : lequel pour quoi), bien préparer son contexte (structurer, itérer, donner le bon contexte), appliquer l'IA à son métier (rédiger, résumer, analyser, chercher), puis un atelier sur ses propres tâches.

La question à se poser. Ma consigne dit-elle qui je suis, à qui je m'adresse et ce que j'attends ? Un texte correct qu'on réécrit entièrement vient surtout d'un manque de contexte, comme nous l'expliquons dans Pourquoi ChatGPT vous répond comme à un débutant.

Ce qu'on peut vérifier. Vous sortez de l'atelier avec deux ou trois usages concrets, et des prompts que vous réutilisez d'une semaine sur l'autre. Notre test : relancez la même consigne huit jours plus tard. Si le résultat tient, le premier niveau est acquis.

2. Mercredi soir : une automatisation, des assistants, un agent, une règle

Ce qu'on fait. Automatiser un process complet (veille, relances ou reporting) avec l'outil adapté à son activité ; approfondir Claude (Projects, analyse de documents, assistants sur mesure) ; créer un agent qui fait une tâche de son métier ; traiter l'usage sans risque (données, AI Act, charte d'usage).

La question à se poser. Qui valide, et que se passe-t-il quand ça se trompe ?

Ce qu'on peut vérifier. Votre première automatisation n8n est construite et fonctionne. Vos assistants Claude sont en place, nourris de vos propres documents. Un agent IA traite une tâche réelle de votre métier. Notre test, là encore : l'automatisation se déclenche sans vous sur un cas réel, et vous savez dire ce que vous ne lui laissez pas.

Ces résultats portent sur vos tâches, pas sur un cas d'école. Trois praticiens IA sont dans chaque salle. Parmi les praticiens du Bootcamp : Nolan Nabeth (Mind W3B), qui audite et mesure les systèmes IA des entreprises, et Arthur Mitaine-Alberola (Five Tools), qui conçoit des automatisations n8n pour des PME : tri d'e-mails, devis, onboarding client, reporting.

Un exemple complet : relancer ses devis sans y penser

Imaginons une consultante indépendante qui envoie ses devis par e-mail et relance quand elle y pense. Un scénario, du genre de ceux qu'on apporte en salle.

ÉtapeCe que fait l'automatisationCe que vous pouvez contrôler
Chaque matinLit la liste des devis envoyés (un tableur ou un CRM) et repère ceux restés sans réponse depuis cinq jours, règle fixée par elleLa liste des devis à relancer, vérifiable ligne à ligne
RédactionL'IA reçoit l'historique de l'échange et le ton habituel de la consultante, et prépare un brouillonUn brouillon par devis, jamais un envoi
ValidationLe brouillon arrive dans sa boîte ; elle relit, ajuste, envoieRien ne part sans sa relecture
TraceLa date de relance s'inscrit dans le tableurPas de double relance
BilanLe vendredi, elle compte les réponses obtenuesElle garde, ajuste ou arrête

Regardez ce qui reste à elle : l'envoi, le ton, la décision de relancer ou non. L'IA prépare, l'automatisation enchaîne, la personne répond de ce qui part. C'est aussi la logique de notre page Automatiser mes devis, relances et rapports, qui demande de clarifier les déclencheurs, les données, les règles, les sorties et les erreurs avant d'automatiser.

Combien cela coûte-t-il, et que peut-on en attendre ?

Le Bootcamp coûte 1 500 € TTC par participant, pour deux jours et 14 heures, déjeuners compris. Un financement par votre OPCO est possible selon votre situation. La demande se dépose avant la formation : pour le 24 novembre, faites-la dès maintenant.

Un calcul illustratif, à refaire avec vos chiffres. Une tâche d'une heure par semaine pèse une cinquantaine d'heures par an. Si l'automatisation en supprime la moitié, vous récupérez environ vingt-cinq heures par an. À 60 € de l'heure, elles valent 1 500 €, le prix du Bootcamp, pour une seule tâche.

Deux coûts peuvent s'ajouter. Selon les outils retenus, un abonnement : on prend en main Claude, OpenAI, Gemini, n8n, Linear et Obsidian, vous créez en amont les comptes de ceux qui servent votre activité, et nous vous indiquons lesquels, et comment, avant la session. Et la relecture ne disparaît pas : c'est elle qui vous permet de signer ce qui part.

Ce que deux jours ne font pas

  • Ils ne font pas de vous un développeur. Les ateliers se font en no-code ou low-code, pas à pas.
  • Ils ne raccordent pas toute l'entreprise. Le travail porte sur vos tâches et vos documents. Passer d'un usage personnel à un usage d'équipe est un autre chantier : notre article sur les projets IA qui échouent explique pourquoi un usage individuel ne devient pas un usage collectif de lui-même.
  • Ils ne décident pas à votre place de ce que vous confiez à une IA. Le mercredi, une table ronde traite des données : « ce qu'on peut confier à une IA, ce que dit l'AI Act, et une charte d'usage que vous construisez pour votre activité ».

Pour passer du poste individuel à l'équipe, le même Bootcamp existe pour une équipe, à partir de six participants, à vos dates, chez vous ou chez nous. Et côté 360IA, l'Immersion installe en 30 jours votre second cerveau et vos workflows, avec trois mois de communauté offerts dès l'entrée.

Voir le programme du Bootcamp IA

L'outil à emporter : la fiche « ma tâche »

À remplir avec une tâche en tête, une ligne par question. C'est ce que le Bootcamp vous demande d'apporter, en plus pratique. La colonne du milieu montre une tâche mûre.

QuestionExemple : le reporting du vendrediMa réponse
1. Quelle est la tâche, en une phrase ?Rédiger la synthèse des ventes de la semaine pour l'équipe
2. Combien de fois par semaine, et combien de temps à chaque fois ?Une fois, une heure
3. Qu'est-ce qui la déclenche, et qu'est-ce qui entre (e-mail, fichier, tableau) ?Le vendredi midi ; l'export des ventes, un tableau
4. À quoi ressemble un bon résultat, et qui le vérifie ?Une page, les trois chiffres qui comptent ; je la relis
5. Si le résultat est faux, que se passe-t-il, et à qui ?Un chiffre faux part à l'équipe ; je le corrige avant l'envoi
6. Quelles données y passent (publiques, internes, clients) ?Internes : des chiffres de ventes, aucun nom de client

Lecture : si les lignes 2, 3 et 4 tiennent chacune en une phrase, la tâche est mûre. Si la ligne 5 répond qu'un client reçoit l'erreur, ou si la ligne 6 contient des données de vos clients sans règle écrite, gardez un humain avant tout envoi, ou commencez par une autre tâche.

FAQ : formation IA de deux jours

Deux jours suffisent-ils pour automatiser quelque chose ?

Pour une tâche, oui, à condition de l'avoir choisie. Vous repartez avec une première automatisation qui fonctionne, des assistants Claude en place, un agent sur une tâche réelle, et la méthode pour monter les suivants seul. Pour plusieurs processus ou une équipe entière, deux jours posent la méthode, ils ne font pas le chantier.

Faut-il savoir coder, et quel niveau faut-il avoir ?

Non. Les ateliers d'automatisation et d'agents se font en no-code ou low-code, pas à pas. Le niveau va de débutant à intermédiaire, sans compétence technique requise : le Bootcamp s'adresse à des débutants comme à des utilisateurs réguliers qui veulent aller plus loin, entrepreneurs, dirigeants ou indépendants.

Que faut-il apporter ?

Votre ordinateur portable, les comptes des outils retenus pour votre activité (créés en amont) et deux ou trois tâches de votre quotidien que vous aimeriez confier à l'IA. La fiche ci-dessus sert à les choisir.

Et mes données clients ?

C'est le sujet de la table ronde du deuxième jour : ce qu'on peut confier à une IA, ce que dit l'AI Act, et une charte d'usage que vous construisez pour votre activité. La ligne 6 de la fiche vous y prépare. En attendant, une règle simple : avant de confier un document à un assistant, retirez-en ce qui identifie vos clients.

Que reçoit-on à la fin ?

Une attestation de fin de formation et le certificat ILEV, avec l'intégration au réseau alumni.

Conclusion : choisir sa tâche avant de choisir sa formation

Tester, c'est regarder l'IA faire quelque chose. Faire tourner, c'est ne plus préparer ce quelque chose soi-même. Deux jours servent à passer de l'un à l'autre, sur une seule tâche, la vôtre, et à repartir en sachant faire la suivante. Le reporting du vendredi ou la relance qu'on remet à lundi : une seule des deux suffit pour commencer.

Si votre fiche tient debout, le Bootcamp a de quoi travailler avec vous. Son formulaire de pré-inscription prévoit un rappel de l'équipe « pour vérifier que le Bootcamp correspond à votre niveau et aux tâches que vous voulez automatiser », sans engagement et sans paiement à ce stade. Apportez-leur la fiche.

Les faits : mardi 24 et mercredi 25 novembre 2026, de 9 h 30 à 17 h 30, à Paris ou à Marseille (même programme), 30 places par ville, 1 500 € TTC par participant.

Sources et références
  1. Bpifrance Le Lab, 82e baromètre semestriel de conjoncture auprès des TPE-PME, 13 janvier 2026 (enquête du 5 novembre au 2 décembre 2025, 4 722 réponses), consulté le 23 octobre 2026. presse.bpifrance.fr
  2. Anthropic, Building effective agents, 19 décembre 2024, consulté le 23 octobre 2026. anthropic.com
  3. ILEV Campus, Bootcamp IA : programme, pratique, FAQ et pré-inscription, consulté le 23 octobre 2026. ilevcampus.com
  4. ILEV Campus, guide 12 automatisations IA pour entrepreneurs et page Automatiser mes devis, relances et rapports, consultés le 23 octobre 2026. Le guide · la page
  5. Proposition éditoriale d'ILEV Campus : les quatre niveaux, les quatre tests, le scénario et la fiche « ma tâche » sont des repères de travail, pas une norme ni un résultat d'étude.

Apportez votre tâche au Bootcamp IA

Mardi 24 et mercredi 25 novembre 2026, à Paris ou à Marseille, 30 places par ville. Pré-inscription sans engagement, aucun paiement à ce stade.

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