Accueil / Études de cas

L'IA dans un métier,
avant et après

Pas de promesse. Un avant, un après, et ce qu'on mesure entre les deux.

Chaque cas suit le même fil : le travail tel qu'il se fait aujourd'hui, ce que nous mettons en place, le travail tel qu'il se fait ensuite, et les indicateurs qui disent si ça a marché. Un seul de ces cas est déjà mesuré chez un client. Les autres sont des cibles de pilote, et nous l'écrivons à chaque fois.

Visage d'une femme parmi une rangée de bustes en plâtre à l'antique

Comment lire ces cas

Trois niveaux de preuve, jamais mélangés. Un chiffre visé ne s'affiche jamais comme un chiffre obtenu.

Mesuré

Un chiffre constaté chez un client ILEV, avant et après, avec sa source.

Observé

Un constat de terrain, en formation ou en diagnostic, qui n'est pas chiffré client par client.

Cible de pilote

L'objectif fixé au départ et mesuré pendant les 30 jours du pilote. Une cible, pas un acquis.

Le reporting de production en une heure

Audiovisuel · mesuré chez un client. Chez un groupe audiovisuel multi-marques, le reporting hebdomadaire prenait 4 h de préparation et reposait sur une seule personne. Après notre intervention, il en prend 1 h. Le diagnostic qui l'a précédé : 36 répondants sur une centaine de salariés sollicités, 56 % utilisaient déjà l'IA, 70 % d'entre eux en version gratuite et sans cadre, 11 ambassadeurs repérés pour relayer le déploiement.

Avant

Chaque vendredi, la même personne collecte budgets, plannings, statuts et livrables dans plusieurs fichiers, puis recompile le tout à la main.

Ce que nous mettons en place

Les sources sont reliées, les indicateurs se calculent sans IA, les écarts sont repérés, et la synthèse se prépare seule. Production et finance valident avant diffusion.

Après

Les données remontent d'elles-mêmes, les écarts sont signalés, la synthèse attend d'être relue. Le reporting ne dépend plus d'une seule personne.

Ce qu'on mesure

Préparation du reporting : 4 h → 1 h, mesuré. Rapports produits dans les délais : 100 %, cible. Donnée critique sans source : 0, cible.

Le dossier préparé, chaque affirmation sourcée

Cabinets d'avocats · cible de pilote. L'avocat garde la décision. Le copilote lui rend le temps de l'exercer. Nous n'automatisons pas le jugement : nous automatisons ce qui l'empêche de s'exercer, dans le cadre déontologique de la profession (secret professionnel, contrôle humain, responsabilité de l'avocat).

Avant

Le collaborateur ouvre le dossier, cherche les pièces dans l'arborescence, reconstruit la chronologie à la main, rédige la note, puis revérifie les références une à une.

Ce que nous mettons en place

Quatre à cinq missions cadrées avec un avocat référent. Le corpus autorisé est défini avec le délégué à la protection des données. Avant tout usage réel, le copilote est testé sur des dossiers fermés et anonymisés.

Après

Le copilote cherche dans le corpus autorisé, propose un premier jet et la liste « affirmation → source ». L'avocat relit, corrige, décide. Rien ne part chez le client sans lui.

Ce qu'on mesure

Mesuré d'abord sur 20 dossiers fermés, puis visé : temps de recherche et de synthèse à 70 % au plus de ce point de départ. Affirmations reliées à une source vérifiable : 100 %. Source inventée : 0. Livrable transmis sans revue de l'avocat : 0.

La chronologie des pièces en quelques minutes

Cabinets d'avocats · cible de pilote. Avant d'analyser un dossier, il faut remettre les faits dans l'ordre. C'est long, répétitif, et une date mal rattachée fausse toute la suite.

Avant

Le juriste lit chaque pièce, reporte les dates dans un tableau, puis les vérifie en croisant les documents.

Ce que nous mettons en place

Les dates et les faits sont extraits du corpus autorisé du dossier. Chaque entrée renvoie à la pièce dont elle vient.

Après

Le copilote propose une frise « date → fait → pièce ». Le juriste la contrôle, la complète et garde la main sur l'interprétation.

Ce qu'on mesure

Temps de reconstruction de la chronologie : divisé par deux. Entrées reliées à une pièce : 100 %. Date affichée sans source : 0.

Un rendez-vous terminé, le suivi est déjà prêt

Conseil, agences, cabinets · cible de pilote. Une heure avec un client ne devrait plus coûter vingt minutes de secrétariat. Le compte rendu, le CRM et la relance se préparent seuls. L'humain relit et envoie.

Avant

Des notes éparses, un CRM rempli en retard et inexploitable pour le management, des relances qui dépendent de la mémoire de chacun.

Ce que nous mettons en place

Trois types de rendez-vous sont cartographiés, avec le format de sortie attendu. L'enchaînement est testé sur 30 rendez-vous passés. On automatise d'abord la préparation, puis les champs sans risque.

Après

Notes du rendez-vous, résumé, champs du CRM, prochaine action et brouillon de relance. Rien ne part sans validation.

Ce qu'on mesure

CRM complété le lendemain : 95 % des rendez-vous au moins. Temps administratif après rendez-vous : divisé par deux. Délai de la première relance : −70 %. E-mail envoyé sans règle explicite : 0.

Des chiffres qui deviennent des décisions

Marketing et acquisition · cible de pilote. L'équipe sait combien elle dépense par canal, mais perd des heures à consolider les résultats et comprend mal leurs variations. L'IA recommande, l'équipe décide du budget. Elle ne touche jamais seule à une dépense.

Avant

Les résultats sont consolidés à la main, les variations sont lues à l'instinct, et les enseignements mettent des semaines à devenir des tests.

Ce que nous mettons en place

Dans cet ordre, jamais l'inverse : des indicateurs fiables, un tableau de bord qui fait référence, l'analyse automatique, puis les briefs créatifs.

Après

Chaque semaine, une lecture prête à arbitrer. Par exemple : « Coût d'acquisition Meta en hausse de 23 %, conversion stable, la baisse vient du taux de clic ; trois visuels portent 72 % de la dépense : tester X, Y, Z. »

Ce qu'on mesure

Des cibles volontairement prudentes. Coût d'acquisition : 0,85 fois le point de départ au plus. Coût par contact qualifié : 0,85 fois au plus. Taux de qualification : 1,2 fois au moins. Tests documentés chaque mois : deux fois plus, sans hausse notable du budget.

Savoir vite à quel financement dire oui

Associations · cible de pilote. Lire des dizaines de pages d'appel à projets, repérer les critères bloquants, retrouver les preuves demandées : tout cela avant même de savoir si l'opportunité vaut la peine. La direction décide, l'assistant ne dépose jamais seul.

Avant

L'équipe lit tout à la main, relève les critères, cherche les justificatifs et monte la première structure du dossier.

Ce que nous mettons en place

Une base des faits de la structure, validés une fois pour toutes. La liste de ce que l'IA n'a pas le droit de reformuler. Un test sur dix dossiers anciens.

Après

Quatre documents prêts à relire : la fiche d'éligibilité, la liste des pièces, le tableau « critère → preuve → source » et le squelette du dossier.

Ce qu'on mesure

Délai entre l'appel reçu et la décision d'y aller : −50 %. Pièces obligatoires repérées : 98 % au moins. Critères reliés à leur source : 100 %. Dossier déposé sans validation humaine : 0.

Du besoin client au devis, sans ressaisie

Cabinets, agences, services · cible de pilote. Pour une proposition, un senior reconstitue le périmètre, les prestations, le prix et les hypothèses. Une fois le devis accepté, une partie est ressaisie ailleurs. Le prix se calcule selon vos règles. L'IA rédige, l'associé valide. L'IA ne fixe jamais un tarif.

Avant

Le périmètre et le prix sont reconstruits à la main à chaque demande, puis ressaisis entre le devis et la facturation.

Ce que nous mettons en place

D'abord un calculateur sans IA, validé par la finance. Ensuite la rédaction, la connexion au CRM et la génération du document.

Après

L'outil reprend le client et ses paramètres, calcule jours, tarifs, remises autorisées et marge. L'IA rédige la proposition. L'associé valide le prix et le document.

Ce qu'on mesure

Délai entre la demande et la proposition : −50 %. Ressaisie d'une même donnée : 0. Propositions conformes aux règles de prix : 100 %. Prix décidé par l'IA : 0.

Ce que l'IA ne fait jamais seule

Dans les sept cas, la frontière est la même. L'IA lit, extrait, résume et propose. Un humain décide dès qu'il s'agit de trancher, de modifier un montant ou un prix, d'envoyer quelque chose à un client, de donner un avis définitif ou de changer un droit d'accès. Chaque outil n'accède qu'aux données et aux permissions dont il a besoin, pas davantage.

Vingt-trois autres gestes à confier à l'IA

Les sept cas ci-dessus sont détaillés. En voici vingt-trois autres, par métier, qui font trente avec eux. Ce sont des pistes à déployer, pas des résultats : chacune se pilote et se mesure comme les cas ci-dessus.

Juridique

Comparaison de contrats clause par clause, chaque écart relié au texte. Note de synthèse de jurisprudence interne, avec ses citations. Préparation d'un rendez-vous client : le dossier résumé et les points à trancher.

Conseil et services

Préparation de réunion : contexte client et ordre du jour prêts avant l'appel. Qualification d'un besoin entrant. Brief du matin : les priorités de l'équipe en une page. Réponses aux questions internes récurrentes depuis votre base de connaissances.

Audiovisuel et production

Écarts entre budget, planning et livraison, chaque alerte reliée à sa source. Compte rendu de tournage à partir des notes de terrain. Suivi des livrables sur plusieurs projets. Synthèse d'un brief créatif à partir des échanges avec le client.

Marketing

Briefs créatifs tirés des enseignements de campagne. Rapport d'acquisition récurrent. Analyse des commentaires et des retours de prospects, regroupés par thème. Préparation de contenus à partir d'une ligne éditoriale validée.

Associations

Fiche d'éligibilité à partir d'un appel à projets. Tableau « critère → preuve → source » pour un dossier de subvention. Réemploi des informations validées dans les rapports d'activité. Reporting aux financeurs à partir des données d'activité.

Direction

Reporting de direction consolidé, qui ne dépend plus d'une seule personne. Dossier de comité prêt à relire. Veille marché résumée et datée, chaque élément relié à sa source. Tri de la boîte de réception vers le bon responsable.

Le calcul, avant de lancer un pilote

Un exemple hypothétique, que le diagnostic remplace par vos propres chiffres : 20 collaborateurs × 3 h gagnées par semaine × 50 € de coût horaire chargé = 3 000 € de temps récupéré chaque semaine. Nous ne lançons un pilote que si ce calcul, fait sur vos données, le justifie.

La suite

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